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Rosalinde Rancher Créativité 2000

Visions éclatées du désert au CDI du lycée Masséna

Publié le mercredi 9 novembre 2011

L’association "Rosalinde Rancher Créativité 2000" participe à l’exposition "Visions éclatées du désert" qui se déroule du 4 novembre au décembre 16 décembre 2011 à Nice au CDI du lycée Masséna.

Jeudi 17 novembre à 17 heures aura lieu au CDI du lycée Masséna à Nice, le vernissage de l’exposition "Visions éclatées du désert" qui se déroule du 4 novembre au décembre 16 décembre 2011 en ce lieu académique historique.

L’association "Rosalinde Rancher Créativité 2000" participe à cette manifestation dont le commissaire est Olivier Girardot, professeur-documentaliste au CDI. Au coté des oeuvres de deux artistes, Serenella Sossi et Louis Laboissette et des matériaux et des documents mis à disposition par le Muséum d’histoire naturelle de Nice, nous présenterons des fiches avec QR code rapportant des actualités reliées au thème du désert et des découvertes récentes faites par des professionnels de pointe. Ces fiches de papier sont à découvrir au milieu des communiqués et des notes d’informations du lycée affichées au CDI.

Le texte suivant constitue une introduction destinée au visiteur de l’exposition.

Visions éclatées du désert

Les éclats du Désert

Serenella Sossi constitue le trait d’union entre l’exposition précédente "L’avis est bel" et celle-ci car, déjà, la présence de ses pyramides et de ses palmiers montraient son attirance pour le thème du désert. Mêlant le caractère symbolique et l’émotion, l’idéal du projet et la sensualité des couleurs, ses travaux nous font pénétrer dans son espace mental, riche d’aspirations fortes qui lui tenaillent l’esprit. Elle semble d’ailleurs plutôt séduite par la chaleur des tons qui émane de ses visions du désert par opposition à sa répulsion face à l’aspect sombre et terrifiant de la ville unidimentionnelle, représentée par la tour de Babel, qui pousse, au final, ses habitants à la déserter. Ici, le paradoxe soutenu, c’est que l’être humain en général peut se sentir perdu dans la solitude de la cité impersonnelle alors que les panoramas désertiques semblent se constituer en beaux mirages de Noël pour remplir les espaces vides d’un désert mental.

Pour ma part, dans le cadre de cette exposition, ce que je retiens de sa démarche visuelle, c’est l’hommage à la volonté de construire au désert. Ses pyramides, ses grues, ses lignes verticales, ses pharaons, ses scribes témoignent d’un désir de civiliser la solitude de ces espaces hostiles, d’élever les productions humaines au contact d’une nature sans concession. C’est comme cela qu’elle va à la rencontre de l’autre artiste d’une génération précédente qui est exposé avec elle.

L’Odyssée 2001, vue du Désert céleste

  Les tableaux de Louis Laboissette exposés au CDI du lycée Masséna dans le cadre de l’exposition "Visions éclatées du désert" exercent une fascination mystérieuse, propice à la réflexion sur la confrontation de la civilisation humaine avec des contrées peu favorables à la vie. En silence, ils nous questionnent, aujourd’hui, sur le sens d’une Histoire naturelle à laquelle nous participons. Des paysages, manifestation d’une démarche énigmatique, sont observés par nous, qui prenons la place du peintre absent au lieu même de solitude céleste qu’il a choisi pour contempler des espaces d’aventures étranges. Solitude et désert, ces deux termes se renvoient l’un à l’autre dans un écho sans fin...

Les êtres humains d’aujourd’hui, produits avec les éléments générés dans l’isolation cosmique qui a suivi l’explosion du Big bang, se peuplent de connaissances sur le monde qui leur a donné le jour et se rassurent en voulant le coloniser.

Quelle aventure ! Quelle histoire naturelle ! Dans ce contexte, la présence du Muséum de Nice apporte un témoignage percutant sur l’ardeur des hommes à vouloir saisir les expressions de ce grand mouvement universel.

Histoire naturelle

  Un Muséum d’histoire naturelle porte une ambition immense : celle de répertorier le mieux possible l’ensemble de la création non humaine. Certes, c’est un idéal et chaque musée doit se contenter d’un nombre limité d’éléments pour permettre à ses visiteurs de se repérer de la meilleure façon par rapport aux processus naturels.

Dans ce cadre, l’apport du Muséum de Nice s’articule autour de la présentation dans une vitrine de roches (que l’on retrouve dans le désert comme une rose des sables et un stromatolithe) et de l’évocation d’un saharien de légende, Théodore Monod qui fut un collaborateur précieux de ce Musée. En particulier, il réalisa en équipe un livre sur Antoine Risso. Ce naturaliste de terrain réfléchissait à l’avenir de l’humanité et militait pour que des solutions écologiques raisonnables soient mises en oeuvre. Le projet Desertec l’aurait, sans aucun doute, beaucoup intéressé.

Destins futurs

Entraîné par les technologies nouvelles qui apparaissent sans cesse, l’humanité voit s’ouvrir les portes toujours plus nombreuses d’espaces inexplorés. Les générations futures apprennent progressivement à agir dans leur coin d’univers pour relever les challenges qu’elles envisagent. Quoi de plus merveilleux que de voir des professionnels trouver des résultats scientifiques ! Quelle meilleure fiche peut-on concevoir pour expliquer un métier que celle qui raconte des découvertes ?

Déserts, lieux de solitude, lieux d’abandon, lieux de défis à l’ignorance, lieux d’appel à la découverte, lieux d’appel à l’adaptation, lieux d’engagement pour bâtir un futur cosmique, quelles aventures vous générez !

Robert Brugerolles Président de l’association Rosalinde Rancher Créativité 2000

ANNEXE :

Lien pour tous les rendez-vous annoncés par les Rosalindes : http://www.creativite2000.com/rencontres.htm

et

http://associations.nice.fr/spip.php?page=recherche&lang=fr&recherche=Rosalinde+rancher

"Lou Rosalain"

http://www.creativite2000.com/rosalain.htm