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Cinéma Sans Frontières

Vendredi 16 SEPTEMBRE 2011 - LE JOURNAL DE DAVID HOLZMAN

Publié le mardi 13 septembre 2011

20h30 Cinéma Mercury - 16 place Garibaldi - Nice

Film de Jim McBride

USA - 1967 - 1h14- vostf


David Holzman, jeune new yorkais, vient de perdre son travail et se retrouve apte pour le Vietnam. Il décide de filmer son quotidien pour comprendre sa vie, les femmes, le sexe et l’Amérique et de capter sur pellicule la vérité de ce qui l’entoure. Mais cela ne sera pas sans incidence sur sa vie et celle de Penny sa petite amie...


Tourné en 1967, avec un minuscule budget de 2 500 $, Le Journal de David Holzman est un film précurseur du genre "documenteur" (ou faux documentaire) qui était encore totalement méconnu à l’époque. Le documenteur est un film de fiction qui utilise les formes du documentaire afin de paraître authentique. Au moment de la sortie du Journal de David Holzman, les spectateurs n’avaient donc aucun moyen de savoir s’il s’agissait d’un documentaire à part entière ou d’une œuvre fictionnelle. Ni même s’il y avait un peu des deux... Ont suivi Punishment Park (1970) de Peter Watkins, L’Ambassade (1973) de Chris Marker ou encore Vérité et mensonges (1973) d’Orson Welles, références incontournables en matière de "documenteur".

Bien que se faisant passer pour documentaire, Le Journal de David Holzman reste un exercice très subtil. Le cinéaste Jim McBride a souhaité proposer une réflexion sur le cinéma. Son film se place en contre-point du cinéma direct, à l’époque très en vogue (Frederick Wiseman, D.A. Pennebaker, Richard Leacock). McBride voulait que le spectateur s’interroge sur ce qui apparaît comme étant vrai et se méfie de ce qui semble être authentique.

"Le cinéma c’est la vérité 24 fois par seconde" : l’une des répliques du personnage de David Holzman dans le film est en fait une référence directe à Jean-Luc Godard. Dans Le Petit Soldat, tourné par ce dernier, l’un des protagonistes affirme en effet que la photographie, c’est la vérité, et donc que le cinéma, c’est 24 fois la vérité par seconde. Derrière cette allusion, un seul objectif visé par Jim McBride : démentir le fait que le cinéma enregistre la vérité et rien que la vérité.

Jim McBride a voulu réfléchir sur l’aspect voyeuriste du cinéma, notamment lorsqu’une caméra filme tout ce qui se passe dans un espace privé et intime. Le réalisateur a cherché à reprendre les arguments de Michael Powell et de Emeric Pressburger distillés dans leur film intitulé Le Voyeur (1960).

Le producteur du Journal de David Holzman a trouvé le premier montage du film beaucoup trop court pour être distribué en salles. C’est pourquoi Jim McBride a décidé d’y inclure un court métrage personnel nommé My Girlfriend’s Wedding. Il y questionne sa petite amie de l’époque, Clarissa, qui entreprend de se marier avec un militant pacifiste pour pouvoir rester sur le sol américain. La version finale du film, proposée ainsi sous forme de diptyque, dépasse l’heure de projection, suffisant pour obtenir le format long métrage.

L.M. Kit Carson est un scénariste des plus éclectiques. Il a co-écrit Le Journal de David Holzman avec Jim McBride, avec qui il collaborera de nouveau sur A bout de souffle made in USA (1983). Il est à l’origine des scénarii de Paris, Texas (1984) de Wim Wenders et de... Massacre à la tronçonneuse 2 (1986) de Tobe Hooper.

Le chef opérateur du Journal de David Holzman n’est autre que Michael Wadleigh, qui dirigera ensuite la lumière sur Who’s that Knocking at My Door de Martin Scorsese. Il a participé à la réalisation de Woodstock, le film d’après l’historique concert américain. Wadleigh y a tourné des dizaines d’heures de concert, filmant notamment la performance de Jimmy Hendrix réinterprétant l’hymne national.


Présentation du film et animation du débat avec le public : Philippe SERVE.

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