Banière accueil
Accueil > Culture > Cinéma / Audiovisuel > Cinéma Sans Frontières > VENDREDI 29 MAI 2015 : TITLI, UNE CHRONIQUE INDIENNE

Cinéma Sans Frontières

VENDREDI 29 MAI 2015 : TITLI, UNE CHRONIQUE INDIENNE

Publié le lundi 1er juin 2015

20h30 Cinéma Mercury - 16 place Garibaldi - Nice

Kanu Behl

Inde - 2014 - 2h07 - vostf

Kanu Behl s’est inspiré de sa propre histoire et de son rapport à son père, pour créer le scénario de Titli, Une chronique indienne. Il a ainsi tiré beaucoup de son sentiment d’oppression que lui imposait son père, sentiment que possèdent beaucoup de jeunes Indiens. Fils d’un réalisateur et d’une comédienne, Kanu Behl, qui a le cinéma dans le sang, réalise, après plusieurs documentaires, ce film qui est son premier long-métrage.

"Titli", prénom indien, signifie "papillon". Kanu Behl explique le choix de ce titre : "C’est l’une des créatures dont la métamorphose est la plus radicale, passant d’une chenille laide et sans vie à un magnifique papillon. Le titre du film est à prendre au second degré. Le voyage de Titli est presque à l’opposé de la trajectoire du papillon. D’un garçon innocent et opprimé, il se transforme à son tour en oppresseur." Avec Titli, Une chronique indienne, Kanu Behl a voulu montrer la séparation qui se creuse entre les deux parties de Delhi. Il explique : "D’un côté, (il y a) les gens qui sont dans la ville, qui consomment, veulent être servis à toute heure, et de l’autre, les gens qui ne font pas partie de ce monde, qui sont à la marge, rejetés, et qui sont chargés de servir ceux qui veulent être servis. Jour après jour, ils sont repoussés de plus en plus loin. (...) Siddharth et moi voulions que ces deux mondes se rencontrent." Il a voulu aussi montrer la place de plus en plus importante des femmes indiennes dans la société, mais également la difficulté qu’elles rencontrent encore à s’imposer dans un monde d’hommes. Il explique : "Titli, Une chronique indienne a toujours été conçu comme un film anti-patriarcal. Toutes les femmes sont fortes et font entendre leurs voix. Neelu, Sangeeta ou même l’avocate, sont des personnages qui pensent et agissent, dirigés par leur conscience. Mais comme elles n’ont jamais eu de pouvoir physique ou financier pour s’imposer, elles sont malgré tout souvent laissées à la merci des hommes et leur lutte pour s’échapper est d’autant plus longue et difficile."

Avec Titli, Une chronique indienne, Kanu Behl a voulu rompre avec la tradition de Bollywood qui utilise presque uniquement des faux décors. Ainsi, presque l’intégralité du film a été tournée dans des décors réels à Dehli. De plus, le réalisateur a recruté énormément d’acteurs non-professionnels, dans un souci de réalité. C’est le père de Kanu Behl qui incarne le père dans Titli, Une chronique indienne. Le tournage a eu lieu en plein été à Delhi, durant la période la plus chaude de l’année, 16h par jour pendant 40 jours. A l’origine, le film durait 3h40 ! Après l’arrivée de la monteuse Namrata Rao, il a pu être réduit à 2h07.

Titli, Une chronique indienne a été présenté dans la catégorie "Un Certain Regard" au Festival de Cannes 2014. Il a reçu le Prix de la Critique au Festival International du Film Indépendant de Bordeaux 2014 et le Prix du Public au Festival du Film d’Asie du Sud Transgressif 2015.


Présentation du film et animation du débat avec le public : Josiane Scoleri.

Merci de continuer à arriver suffisamment à l’avance pour être dans votre fauteuil à 20h30 précises.

N’oubliez pas la règle d’or de CSF aux débats :
La parole est à vous !

Entrée : 7,50 € (non adhérents), 5 € (adhérents CSF et toute personne bénéficiant d’une réduction au Mercury).

Adhésion : 20 €. Donne droit au tarif réduit à toutes les manifestations de CSF, ainsi qu’à toutes les séances du Mercury (hors CSF) et à l’accès (gratuit) au CinémAtelier.
Toutes les informations sur le fonctionnement de votre ciné-club :
http://cinemasansfrontieres.free.fr
[https://www.facebook.com/cinemasans...]