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Cinéma Sans Frontières

VENDREDI 27 SEPTEMBRE 2013 - LA DANZA DE LA REALIDAD

Publié le mardi 24 septembre 2013

20h30 Cinéma Mercury - 16 place Garibaldi - Nice

Film de Alejandro Jodorowsky

Chili - 2013 - 2h10 - vostf

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

"M’étant séparé de mon moi illusoire, j’ai cherché désespérément un sentier et un sens pour la vie." Cette phrase définit parfaitement le projet biographique d’Alexandro Jodorowsky : restituer l’incroyable aventure et quête que fut sa vie.
Le film est un exercice d’autobiographie imaginaire. Né au Chili en 1929, dans la petite ville de Tocopilla, où le film a été tourné, Alejandro Jodorowsky fut confronté à une éducation très dure et violente, au sein d’une famille déracinée. Bien que les faits et les personnages soient réels, la fiction dépasse la réalité dans un univers poétique où le réalisateur réinvente sa famille et notamment le parcours de son père jusqu’à la rédemption, réconciliation d’un homme et de son enfance.

Dans son éternelle lutte contre l’industrie, le metteur en scène Alejandro Jodorowsky a décidé de recourir au Crowdfunding pour financer ce film. Ainsi, plus de 900 personnes lui ont versé une somme d’environ 50 000 euros. Cette dernière était bien évidemment insuffisante pour pouvoir réaliser le film, mais elle a donné assez de courage au cinéaste pour démarcher les producteurs. Jodorowsky a décidé de rembourser l’ensemble des dons et de créditer ces 900 donateurs au générique.

Réaliser un film sur sa vie et celle de ses parents constitue la parfaite occasion de mettre en scène sa famille : "La Danza de la Realidad n’est pas seulement un film mais aussi une forme de guérison familiale, puisque trois de mes fils jouent dedans. Je retourne à la source de mon enfance, dans le lieu même où j’ai grandi, pour me réinventer", explique Alejandro Jodorowsky, précisant également que son épouse Pascale Montandon prend part au projet en tant que costumière.

Très présent sur les réseaux sociaux, Alejandro Jodorowsky n’a pas hésité à demander de l’aide à ses centaines de milliers de followers, quand il ne savait pas où trouver certaines choses nécessaires aux besoins du tournage (comme par exemple des acteurs avec des membres en moins pour incarner les mineurs mutilés). Pour le metteur en scène, Internet est la littérature du futur...

Le réalisateur chilien Alejandro Jodorowsky n’avait pas touché une caméra depuis Le Voleur d’arc en ciel en 1990 soit 23 ans. Il revient en force à l’âge de 84 ans après cette longue absence, avec un film qui s’est fait loin des journalistes, dans le secret et le silence le plus total. En filmant la ville de son enfance, Alejandro Jodorowsky a pris sa revanche sur le passé. Il a sauvé cette ville qui l’avait tant rejeté et en est même devenu le héros : "Grâce au tournage du film et aux améliorations que nous avons apportées à la ville je suis devenu le sauveur, le fils idéal de Tocopilla, finalement. Ils m’ont même délivré un diplôme". Symboliquement et pour les besoins du film, le metteur en scène a également reconstruit le magasin de ses parents détruit par un incendie.

La Danza de la Realidad peut être perçu comme redéfinissant la réalité dans le but de guérir l’âme du réalisateur. Ce dernier appelle ça la psychomagie, une sorte de thérapie inventée par Alejandro Jodorowsky lui-même, visant à bousculer la réalité avec tendresse. Ce long-métrage en est le parfait exemple : "Dans le film je réalise les rêves de mon père et de ma mère, et je réalise mon propre rêve de les réunir à nouveau et de créer une famille."

Le film a été présenté au Festival de Cannes 2013 dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs.

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Présentation du film et animation du débat avec le public : Josiane Scoleri

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