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Cinéma Sans Frontières

VENDREDI 27 MARS 2015 - THE PARTY

Publié le lundi 23 mars 2015

20h30 Cinéma Mercury - 16 place Garibaldi - Nice

Blake Edwards

USA - 1969 - 1h39 - vostf

et projection d’un court métrage surprise !

Hrundi V. Bakshi, un acteur indien, est engagé par un studio hollywoodien pour interpréter un soldat indigène dans un remake de Gunga Din. Faisant preuve d’une terrible maladresse, il fait exploser un coûteux décor. Exaspéré, C.S. Divot, le producteur, demande à ce que le nom de Bakshi soit inscrit sur une liste noire. Mais suite à un quiproquo, le comédien indien se retrouve en fait invité à la soirée annuelle du studio...

..Né en 1922, Blake Edwards était, aux côtés de Stanley Donen, le dernier cinéaste pouvant se targuer, en 2010, d’avoir connu les grands studios à leur apogée. Avec sa mort le 15 décembre 2010, c’est ainsi une page qui se tourne : celle d’un certain classicisme hollywoodien. Entre Bring your smile alone, son premier film au titre programmatique réalisé en 1955, et Le fils de la Panthère rose en 1993, ultime tour de manège un peu rouillé sans Peter Sellers, mort dix ans auparavant, Blake Edwards aura traversé quatre décennies. Et sa singularité sera d’y avoir presque toujours été à contretemps... (Slate.fr)

Hommage avéré aux maîtres du burlesque muet (Keaton, les Marx Brothers, Chaplin), The Party, de Blake Edwards, peut se targuer d’être toujours, trente-six ans après sa sortie, la comédie la plus inventive et la plus délirante dont le cinéma ait accouché...Comme à son habitude, et plus encore, le cinéaste multiplie les entrées de champ, soustrait toute logique rationnelle quant au placement de son personnage (il ne se trouve jamais à l’endroit où la bêtise est commise), et fait de sa Party une oeuvre formelle basée avant tout sur la gestuelle et la place du corps dans l’espace. Mais The Party est également une satire du Tout-Hollywood, de ses paillettes et de son univers aussi futile qu’hypocrite. Blake Edwards ne se prive pas et affirme son goût pour la sophistication plutôt que pour la superficialité. Au-delà de ses invités, tous plus intolérants les uns que les autres face à la présence accidentelle de l’acteur hindou, c’est dans l’architecture et l’agencement des décors que le cinéaste frappe un grand coup. En prenant modèle sur Jacques Tati, en donnant aux lieux une identité aussi superficielle qu’à ses hôtes, Blake Edwards donne à sa Party des allures de Playtime et de Mon Oncle. La technologie précède l’entendement d’un personnage dépassé par les évènements, et Sellers a le plaisir de mettre à mal avec la même innocence que dans son prologue le décor de cinéma dans lequel il évolue. (Fabien Braule/Ecranlarge.com)

Véritable concept dans l’esprit Blake Edwards, The Party est basé sur un scénario extrêmement limité de 65 pages, le reste du jeu reposant en grande partie sur les talents d’improvisation de son acteur principal, Peter Sellers. The Party est la troisième des sept collaborations du réalisateur Blake Edwards avec le comédien Peter Sellers. Seul film commun des deux hommes à ne pas faire partie de la série des Panthères roses, The Party marque leurs retrouvailles, après plusieurs années de brouille dans les sixties. Ce qui est remarquable, chez Peter Sellers, c’est effectivement cette propension à caricaturer des personnages avec toujours beaucoup de tendresse comme cet acteur Indien, maladroit, mais sensible et naïf, qui n’est pas sans rappeler Charlie Chaplin. Chacune de ses décisions imposant des conséquences souvent désastreuses, avec une simplicité rare, sans toutefois se déformer le visage, à l’inverse d’un Jerry Lewis, le comédien pousse ses déboires au maximum dans une maitrise incroyablement drôle, à commencer par cet accent qu’il maîtrise avec une perfection hilarante, comme le firent les Monthy Python dans Sacré Graal, lorsqu’ils imitent l’accent français.

The Party est un ensemble de gags tous plus réjouissant les uns que les autres. Accumulant les quiproquos dans une structure narrative simple, avec une unité de lieu, le réalisateur s’amuse avec son comédien principal à pilonner une soirée qui se devait d’être simplement agréable et dans le même temps donne une vision décalée et parfois acide de l’univers très surfait des studios hollywoodiens.

Toujours dans le même esprit de liberté artistique, The Party est marqué par certaines innovations techniques, comme le fait de revoir sur écran vidéo la scène tournée par la caméra pour mieux juger du travail des acteurs, une première dans la carrière de Blake Edwards.

Visuellement et scénaristiquement, The Party est une mini révolution dans laquelle la perfection de cadrages minutieusement étudiés à même le plateau n’a d’égal que la rigueur mathématique d’un dispositif dans lequel chaque gag renvoie à un autre, chaque situation s’enchaîne à la suivante dans une logique en apparence brouillonne, mais au final totalement infernale. Le résultat, une perle absolue au niveau de l’agencement des gags, et de la façon de les inscrire dans le plan.

La chanson titre de The Party est interprété par... une Française, l’actrice Claudine Longet, qui partage l’affiche du film avec Peter Sellers.


Présentation du film et animation du débat avec le public : Bruno Precioso et Martin de Kerimel

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