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Cinéma Sans Frontières

VENDREDI 19 OCTOBRE 2012 - LE SOMMEIL D’OR

Publié le mardi 16 octobre 2012

20h30 Cinéma Mercury - 16 place Garibaldi - Nice

Première séance CSF de la saison 2012-2013

Film de Davy Chou

Cambodge - 2012 - 1h40 - vostf

Le cinéma cambodgien, né en 1960, a vu son irrésistible ascension stoppée brutalement en 1975 par l’arrivée au pouvoir des Khmers Rouges. La plupart des films ont disparu, les acteurs été tués et les salles de cinéma été transformées en restaurants ou karaokés. Le sommeil d’or filme la parole de quelques survivants et tente de réveiller l’esprit de ce cinéma oublié.

Le jeune réalisateur franco-cambodgien Davy Chou réalise un premier film vibrant où il s’est attaché à faire revivre le cinéma cambodgien rayé de la carte par le régime fanatique des Khmers Rouges. qui détruisit la majeure partie des 400 films réalisés entre 1960 et 1976. Ce faisant le film relève le défi de nous parler d’un cinéma dont les images ont disparu. Il pose les questions essentielles du cinéma : À quoi sert la représentation du réel ? Comment s’exprime l’imaginaire, part irréductible de l’être humain quand tout a été broyé ? L’émotion est présente dans la moindre bribe de film retrouvée, dans les quelques photos et affiches qui subsistent et surtout bien sûr, dans les interviews des survivants. Un premier film ambitieux qui sait être drôle et tendre par delà la tragédie. Une vraie découverte de la rentrée 2012 (Josiane Scoleri).

Après avoir réalisé The Twin Diamonds, son moyen métrage dédié au cinéma cambodgien, le jeune réalisateur s’est lancé dans la réalisation du Sommeil d’or , documentaire qui est né suite à une discussion qu’il a eue avec sa tante (Sohong Stehlin) à propos de son grand-père. Ce dernier était producteur de cinéma au Cambodge.

Il a été très difficile de convaincre les anciens réalisateurs et cinéphiles cambodgiens de soutenir le projet du film et d’y participer en répondant aux interviews de Davy Chou : Les convaincre de faire le film ne fut pas facile. Normal, ils me voyaient comme un jeune Français qui n’avait jamais vu un seul film khmer, ce en quoi ils n’avaient pas tort ! Et puis certains d’entre eux ne comprenaient pas bien pourquoi je voulais tant déterrer cette histoire ancienne, explique le cinéaste. Yvon Hem a été l’un des plus réticents au sujet du documentaire, car cela lui a rappelé son passé douloureux. Le réalisateur en question a perdu ses enfants et son épouse sous le régime Khmer Rouge et a gardé ses films dans son ancien studio sans jamais les ressortir. Il disait qu’il n’avait pas montré son studio et ses films auparavant, pour oublier et parce que c’est inutile.

Au départ, Ly You Sreang ne souhaitait pas faire partie du documentaire de peur de ne pas être cru, car tous ses films avaient disparu et sa mémoire avait été atteinte suite à son coma dans un camp au Vietnam : Le récit au long cours qu’il fait à la fin du film est très émouvant. C’est la première fois qu’il se confie ainsi. Même submergé par l’émotion qu’il ne peut contenir, il persiste à aller au terme de son histoire. Il a décidé qu’il irait jusqu’au bout, car, comme il le dit, "je ne suis pas encore mort , confie Davy Chou. Davy Chou explique que le défi formel au départ était le suivant : comment raconter l’histoire d’un cinéma dont les films ont disparus ? Sous-entendu : quoi filmer ? Mais très vite, la question s’est déplacée en ces termes : ces films disparus survivent-ils dans le présent, et si oui, sous quelle forme ?...La mise en scène, et notamment le travail de l’image et du son, devait donc répondre à un seul impératif : comment faire voir ces films, au delà de leur absence physique ? Comment raconter un cinéma sans images ? Dans chaque séquence, nous avons essayé de déployer une nouvelle stratégie d’approche de ce centre absent : par le récit oral, la bande sonore d’une annonce radio retrouvée, l’utilisation de bouts de posters, l’exploration d’une ancienne salle de cinéma, la reproduction d’un effet spécial...Ce qui m’a passionné c’est la circulation de la mémoire, sa capacité extraordinaire à persister. Et cette mémoire qui circule, elle se reconstruit également de façon collective.

Le Sommeil d’or a été sélectionné dans plusieurs festivals, parmi lesquels le 1er Festival de Films Asiatiques d’Amérique du Sud à São Paulo, le Festival International du film du Busan en Corée du Sud, celui de la Rochelle et celui de Melbourne. Le film a également été projeté en avant-première au Festival Paris Cinéma 2012, et a reçu la Mention Spéciale du Jury à l’occasion de la 11ème édition du Festival du Film Asiatique de Dallas.


Présentation du film et animation des débats avec le public : Josiane Scoleri

Merci de continuer à arriver suffisamment à l’avance pour être dans votre fauteuil à 20h 30 précises.

N’oubliez pas la règle d’or de CSF aux débats :
La parole est à vous !

Entrée : 7,50 € (non adhérents), 5 € (adhérents CSF et toute personne bénéficiant d’une réduction au Mercury).

Adhésion : 15 €. Donne droit au tarif réduit à toutes les manifestations de CSF, ainsi qu’à toutes les séances du Mercury (hors CSF) et à l’accès (gratuit) au CinémAtelier. Désormais le CinémAtelier sera ouvert aux non-adhérents, qui devront s’acquitter d’un droit d’entrée de 5 €.
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