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Cinéma Sans Frontières

VENDREDI 10 JANVIER 2014 - EL LIMPIADOR

Publié le mercredi 8 janvier 2014

20h30 Cinéma Mercury - 16 place Garibaldi - Nice

Adrian Saba

Pérou - 2012 - 1h35 - vostf

Lima. Une épidémie foudroyante s’est propagée dans la capitale Péruvienne. Eusebio est un homme solitaire dont le métier est de déblayer les rues de la ville, encombrées par les cadavres. C’est un "nettoyeur" (un "limpiador"). Sa solitude va basculer lorsqu’il rencontre Joaquín, un enfant devenu orphelin et qu’il va être contraint d’aider à retrouver son père. Mais la mort peut l’emporter à son tour, à tout moment…Une histoire unique de tolérance et d’amour va naître entre les deux personnages.

El Limpiador est marqué par une vaste épidémie qui ravage les adultes de la Terre mais pas les enfants. Un phénomène qui s’est déjà produit dans l’histoire de l’humanité notamment au XVème siècle en Angleterre quand la "suette anglaise" tua plusieurs milliers de citoyens britanniques. Cet épisode historique est évoqué par le médecin dans le film. C’est en regardant un documentaire à la télévision qu’Adrián Saba a eu l’idée de réaliser ce film avec en toile de fond une épidémie décimant la population humaine. Pour mon premier long-métrage, dit-il, j’avais envie de créer un monde qui subirait une épidémie mystérieuse et mortelle. Une épidémie impossible à enrayer mais qui ne soit pas l’axe principal du film. Elle serait plutôt le contexte qui permettrait à l’histoire de se dérouler. Je crois que nous vivons dans une époque où l’éventualité d’une épidémie n’est pas insensée et j’imagine que nous le devons au mauvais traitement que nous infligeons à la planète et à notre usage de la technologie et de la science. Parfois, j’ai le sentiment que la nature tend à rééquilibrer les choses. Et bien qu’elles semblent ennemies, la vie et la mort vont de pair et se répartissent équitablement leurs espaces quand elles en ont besoin. El Limpiador est malgré tout un film sur la vie.

Afin d’instiller l’ambiance qu’il souhaitait donner à son film, Adrián Saba a souhaité tourner l’ensemble des scènes dans des lieux dépourvus de présence humaine : "Nous avons tourné dans le Stade National, dans l’aéroport, dans le métro, dans plusieurs rues… et toujours dans des endroits déserts. Cela n’a pas été facile à trouver ! Nous avons surtout filmé les dimanches à l’aube ou très tard la nuit, pour obtenir cette image de Lima vide…", explique le cinéaste péruvien.

La précocité à la réalisation d’Adrián Saba n’a rien d’étonnant puisque son père était metteur en scène et acteur. Une passion partagée par la mère d’Adrián qui était également actrice. Faute d’école au Pérou, c’est à New York que le jeune cinéaste a appris son métier.

Si Victor Prada (Eusebio) a accepté de tourner dans le premier film d’Adrián Saba, c’est qu’il connaissait bien le jeune réalisateur. En effet, l’acteur péruvien a déjà joué aux côtés de son père Edgar Sada au théâtre et a connu l’enfant qu’était Adrián. Victor Prada est un acteur, metteur en scène et producteur de théatre reconnu au Pérou. Au cinéma, le public français le découvre pour la première fois dans Octubre des frères Vega, Prix du Jury - Un Certain Regard, Cannes 2010.

Le film d’Adrián Saba a été retenu pour représenter le Pérou lors de la prochaine cérémonie des Oscars. S’il venait à être sélectionné par les membres de l’Academy, El Limpiador deviendrait le second film péruvien à concourir pour l’Oscar du meilleur film étranger, après La teta asustada de Claudia Llosa en 2010. En cas de sélection, il deviendrait, à 25 ans, le plus jeune réalisateur de l’histoire à être nominé pour l’obtention de l’Oscar du meilleur film étranger. Pour son premier film, Adrián Saba s’est fait remarquer dans tous les festivals où il est passé. Nominé au festival international du film de Chicago en 2012 dans la catégorie "Meilleur nouveau réalisateur", Saba a été récompensé à La Havane (Meilleur premier film), à San Sebastián (mention spéciale du jury de la section "Nouveaux Réalisateurs") et à Palm Spring (Prix Nouvelles voix et nouvelles visions).

Adrián Saba a intégré durant plusieurs semaines la Cinéfondation du Festival de Cannes en 2013. C’est durant son passage sur La Croisette qu’il a écrit le scénario de son second long-métrage Donde sueñan los salvajes qu’il cherche à présent à financer.

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Présentation du film et animation du débat avec le public : Josiane Scoleri

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