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PROMENADES DANS LES JARDINS DES PEINTRES IMPRESSIONNISTES

Publié le vendredi 13 octobre 2017

Conférence suivi d’un récital chant et piano « J’ai descendu dans mon jardin », par Marie-Caroline Kfoury Soprano et Aurore Illien (piano) le Samedi 21 octobre de 20h30 à 22h au Palais de l’Agriculture (113 Promenade des Anglais - Nice).

PROMENADES DANS LES JARDINS DES PEINTRES IMPRESSIONNISTES
Samedi 21 octobre
de 20h30 à 22h
au Palais de l’Agriculture
113 Promenade des Anglais - Nice

Impressionnistes : les peintres dans leur jardin
Fabrice Roy

De 1860 à 1920, de nombreux peintres furent gagnés par la vogue de l’horticulture. Fabrice Roy se propose d’évoquer cette floraison de toiles, hautes en couleur, et tout particulièrement les Impressionnistes, véritables « peintres-jardiniers ».

En pleine révolution industrielle, le jardin privé, îlot de nature préservée, se développe en même temps que le jardin public dans les villes. Il offre à la bourgeoisie montante un espace de détente. Et l’un des aficionados du courant botanique, toujours à l’affût de découvertes, telles ces nymphéas admirés à l’Exposition Universelle de Paris en 1889, est Claude Monet, qui façonnera comme son ultime chef-d’oeuvre son jardin de Giverny. De nombreux peintres, de Cézanne à Bonnard, y viendront en pèlerinage du vivant du maître.

Monet ne fut pas le seul Impressionniste à s’adonner aux joies de l’horticulture. Si Pissarro « s’est abaissé à peindre des choux et des salades », selon le critique Théodore Duret, Renoir s’enivre de brassées de fleurs semées dans son jardin clos de Montmartre.
Caillebotte se construit des serres modernes et peint des Nasturtiums, en aplats décoratifs très modernes, inspirés des estampes japonaises !
D’une touche aussi vibrante que l’herbe chahutée par la brise, Berthe Morisot peint sa fille et sa nourrice immergées dans une prairie de Bougival.
Monet rafle la mise avec une somptueuse esquisse (collection privée) d’une « Jeune femme parmi les fleurs », un lys de mousseline blanche au centre d’un bouquet mauve et vert.

L’impressionnisme, du mouvement pictural aux déclinaisons musicales

L’Impressionnisme se caractérise notamment par une tendance à noter les impressions fugitives, la mobilité des phénomènes climatiques plutôt que l’aspect stable et conceptuel des choses, et à les reporter directement sur la toile.
Ce courant artistique eut une grande influence sur l’art de cette époque, la peinture, bien entendu, mais aussi la littérature, la musique et la mode vestimentaire.
L’impressionnisme musical peut se caractériser par trois principales constantes identifiables :
- La référence à la nature et à la réalité comme sources de « modèles » et de sensations, que l’on s’efforcera de retranscrire et d’exprimer musicalement.
- La recherche de correspondances sensorielles entre l’ouïe et la vue, voire l’odorat.
- L’écriture musicale nuancée et diffuse, souvent fondée sur un certain poudroiement, une division de la substance musicale, que l’on peut rapprocher des techniques de peinture par petites touches.

« J’ai descendu dans mon jardin », récital chant et piano

Programme :

A l’entracte de cette conférence concert une coupe de champagne vous sera servie.
BERLIOZ : Villanelle, extrait des "Nuits d’Eté", poème de Théophile Gautier
FAURE :Aurore, poème de Armand Silvestre
LILI BOULANGER : D’un vieux jardin / D’un jardin clair
FAURE : Mai, poème de Victor Hugo / Le Papillon et la Fleur, poème de Victor Hugo
POULENC : Pastorale
CHAUSSON : Le Temps des Lilas, extrait du "Poème de l’Amour et de la Mer" de Maurice Bouchor / Le Colibri, poème de Leconte de Lisle
MESSAGER extrait de "Véronique" : Duo de l’escarpolette