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Génération Femmes d’Afrique et d’Ailleurs

GFAA, un combat pour la liberté

Publié le vendredi 18 février 2011

L’excision se pratique depuis des générations. On ne se souvient plus trop de l’origine d’une telle pratique, pourtant, on continue de la perpétuer aux périls de la vie de ces jeunes filles. Parmi les raisons invoquées, on entend souvent dire que c’est pour préserver l’honneur de la famille, pour des raisons d’hygiène ou que cette pratique est religieuse.

  Faux ! Il n’y a aucune raison valable pour infliger de telles souffrances physiques et psychologiques à un être humain et pire cela entraine des conséquences parfois irréversibles sur la vie, la santé de ces jeunes filles. Ni l’Islam, ni aucune religion n’a jamais prôné l’excision, même si beaucoup de gens le prétendent.

 

La Côte-d’Azur concentre une forte population concernée par cette pratique. Des femmes et des hommes se sont réunis au sein d’une association baptisée Génération Femmes d’Afrique et d’Ailleurs pour lutter ensemble, à leur échelle, contre ce mal. GFAA n’a fait que répondre à une demande forte de la part de cette population et d’un véritable besoin d’une structure qui informe, aide et accompagne.

« Selon l’Unicef, trois millions de petites filles et de jeunes femmes sont encore excisées tous les ans dans le monde ». Vingt-huit pays africains sont concernés. Une mutilation géni­tale désormais interdites – au moins dans les textes – dans bon nombre de pays d’Afrique. Mais la réalité du terrain est malheureusement souvent très différente. Une femme sur trois est concernée sur le continent Africain, soit 130 millions. On dénombre 3 millions de nouveaux cas par an et 55 000 femmes mutilées vivent en France. Face à ce fléau, le gouvernement français a lancé mardi 14 avril 2009 une campagne nationale pour lutter contre les mariages forcés et les mutilations sexuelles. Ce combat doit aussi se mener au niveau local, c’est pourquoi GFAA a vu le jour.

L’éradication de la coutume des mutilations génitales féminines, qui existe depuis des millénaires, est un travail de longue haleine. Après deux décennies d’information, d’éducation et de sensibilisation menées en collaboration avec les femmes africaines, des législations nationales et internationales ont été élaborées. Elles constituent des avancées considérables. Cependant, il reste beaucoup à faire pour arriver à l’éradication définitive de la pratique des MGF. L’abandon de l’excision ne peut venir que des mères concernées. Cela ne peut se reposer que sur l’information, la communication et l’éducation.

Il est temps, qu’en cette fin de 20e siècle, que les Africaines se construisent pour elles-mêmes.

Il y a toute une histoire de revendications des femmes pour changer leur situation en termes de droits : droits à accéder à l’égalité, à la liberté, à la santé, à l’éducation, au travail, aux ressources, au pouvoir politique, etc. Le droit au contrôle du corps et de la sexualité relève du même principe. La loi est un outil pour faire respecter ce droit. Aussi, faut-il la mettre à la disposition de femmes.

 

La religion a été un instrument pour justifier l’excision. Il faudrait donc démasquer son caractère irrationnel et dénoncer le rôle néfaste de certains milieux religieux qui la défendent, et refusent de la combattre. Ce genre de comportement de ces religieux ne fait que faire monter l’intégrisme.

Et face à la montée de cet intégrisme, il est urgent de se battre le plus rapidement possible pour contrer les actions de ces fanatiques. Il est donc nécessaire de mener une croisade internationale, parce que ces gens sont dotés d’une motivation incroyable quant à l’application de leurs actions absurdes. Il ne faut pasbaisser les bras car c’est dans la persévérance que l’on peut gagner ce combat.

 

Nous devons gagner ce combat.