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Association des victimes du nucléaire des alpes maritimes AVN 06

Faisons le point !

Publié le lundi 7 avril 2014

Le 16 Février 1965, il était procédé au tir baptisé "Grenat". Celui-ci était sous-terrain dans le "Tan Affela"situé dans le massif du Hoggar au Sahara ,en Algérie indépendante depuis 1962. L’année prochaine, il y aura un demi siècle, que ce dernier tir pratiqué en Algérie a eut lieu. Et depuis, les équipes scientifiques du monde entier (médecins ,ou experts nucléaires), sont maintenus hors d’accès des sites Français d’expérimentation. Pour ceux qui ont assisté à la projection du film "l’Algérie , De Gaulle et la bombe",vous savez pourquoi. Pour les autres il est facile de comprendre. Cela va d’ailleurs très certainement se poursuivre, car les élections en Algérie ne ménageront certainement pas de surprises.

Conséquences des Essais nucléaires au Kazakhstan : Heureusement pour la recherche, il en a été différemment ailleurs. C’est ainsi ,que plusieurs médecins français ont été invités par le Mouvement Nevada-Semipalatinsk à participer à la première conférence internationale portant sur les conséquences environnementales des essais nucléaires effectués sur le polygone de Semipalatinsk (STS) entre 1948 et 1990. Une demande a été clairement exprimée par des scientifiques Kazakhstanais en vue de l’établissement d’une collaboration internationale sur ce sujet. C’est ainsi que naquit le Programme "Environnement Santé au Kazakhstan"(PESK) et au Kazakhstan des médecins, des radiobiologistes,radio-écologistes, ainsi que des épidémiologistes, botanistes, généticiens, et qui ont été coordonnés depuis 1991 par C.Chenal (laboratoire de radiobiologie,université de Rennes 1).

Bien entendu, il n’est pas question de reporter ici la totalité des travaux effectués par cette étude. Nous nous bornerons à énumérer les principaux faits constatés par ces équipes scientifiques :
- la contamination radioactive a des conséquences génétiques sur les plantes et animaux.

- l’effet semble plus important pour les très faibles doses comparativement à des doses plus importantes,quoique restant faibles.

- concernant l’un des villages étudiés,des anomalies cytogénétiques ont également été retrouvées dans le sang périphérique, notamment pour les personnes nées durant la période de tests atmosphériques,sans l’on puisse mettre en évidence des conséquences médicalement visibles, notamment en terme de fréquence de cancers (mais l’échantillon est petit). Les résultats sur un second village, vont dans le même sens... Ayant mis en évidence des effets à long terme de telles expositions sur l’environnement à Sémipalatinsk, il apparaît utile de poursuivre des recherches plus fondamentales, afin de connaitre les mécanismes moléculaires responsables des altérations génétiques constatées, afin de mettre au point de nouvelles stratégies permettant de gérer au mieux certaines critiques...

Notre prochain article, sera consacré à d’autres sites d’expérimentations nucléaires, et aux travaux scientifiques, qui ont pu être menés. En attendant, vous pouvez regarder le site : www.moruroa.org. Il contient beaucoup d’informations, y compris sur les essais des autres pays, ainsi que la suite qui a été donné aux revendications des "vétérans" et "victimes".

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Conséquences des essais nucléaires au Kazakhstan
dix ans de coopération scientifiques entre la France et le Kazakhstan.