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Amicale Astrologie et Partage

Evolution du concept astronomie-astrologie à travers les âges

Publié le vendredi 12 novembre 2010

Presque tous les anciens peuples possédaient une méthode pour observer les cieux à des fins divinatoires. L’environnement des premiers hommes, c’était le ciel et les murs des cavernes. Dès les premières représentations mentales de l’humanité, ce que nous entendons par astronomie (une science objective : le ciel vu de la Terre) était inextricablement liée à l’astrologie (la quête du sens transcendantal de ces visions, des expériences subjectives emmagasinées, permettant l’analyse de nos destinées d’après les étoiles et les planètes).

Les pierres levées constituent le premier « zodiaque » connu, au néolithique. Les premiers zodiaques de l’humanité ne se fondent pas sur les étoiles mais sur le parcours solaire au cours des saisons. On dit qu’il est tropique et non sidéral. Des horloges astronomiques faites de pierres monumentales constituent le premier zodiaque de l’humanité. Le plus ancien zodiaque est mégalithique. Il se compose de menhirs, cromlech et dolmen (allée couverte), savamment disposés dans un paysage. (Etudes de Christophe de Cène)

Astronomie : science des astres et de la structure de l’Univers, on parle actuellement d’ASTROPHYSIQUE. Astrologie : science des Analogies et des Correspondances, science d’observations de la nature qui repose sur l’interprétation des phénomènes célestes, organisé en vue d’obtenir des interprétations et prédictions des événements humains, collectifs ou individuels. Ces correspondances célestes et terrestres sont en relation avec l’ésotérisme, l’hermétisme (Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas). Actuellement plusieurs astrologues ou écoles astrologiques tentent de trouver un pont nécessaire entre Astrologie et Astronomie pour une cosmologie qui puisse être utile à l’être humain.. Les scientifiques considèrent généralement l’astrologie comme une pseudo-science ou superstition. C’était avant la reconnaissance des sciences dites humaines, (comme la psychothérapie).Une Approche philosophique : un philosophe néo-kantien, Ernest Cassirer (1874-1945) estimait que le langage, le mythe, les sciences sont des élaborations de l’esprit humain, qui lui permettent de mieux comprendre le monde et d’agir avec lui. Il écrivait en 1922 que l’astrologie était " L’une des plus grandioses tentatives qu’ait jamais osé l’esprit humain pour donner une représentation d’ensemble du monde".

La Mésopotamie semble avoir joué un rôle Primordial dans le développement de l’astrologie. Les Mésopotamiens pensaient qu’étoiles et planètes étaient associées à des dieux ou étaient elles-mêmes des dieux : les étoiles et les planètes étaient les premiers indicateurs de la volonté divine.

Quelques considérations sur la mesure du temps dans l’Egypte ancienne. La fixation du calendrier égyptien remonterait au moins à 2780 avant notre ère, avec le développement de l’écriture et au temps du règne de Menès (l’unificateur de l’Egypte à la 1ère dynastie). Les égyptiens furent les premiers à négliger le calendrier lunaire au profit du calendrier solaire, car ce dernier gouverne la succession des saisons et il fallait être capable de la maîtriser à cause des crues du Nil. La nouvelle année (aux alentours du 18 juillet) commençait donc avec la crue du fleuve, événement annuel le plus important pour la survie de la population égyptienne, une crue correspondant, à cette époque, avec le lever héliaque de Sirius (symbolisée par une petite chienne, d’où nous vient le mot canicule, l’étoile la plus importante de la constellation du Chien). Il y avait de nombreuses représentations du ciel, plusieurs formes de « zodiaques » possibles, tels que les zodiaques rectangulaires peints sur les sarcophages, commençant avec le Verseau (pour que le Cancer/Lion soit placé au milieu de l’ouvrage, à la période du nouvel an marqué par le commencement de la crue du Nil). Les symbolismes de la cosmogonie égyptienne et leurs interprétations permettent de dire qu’on peut parler d’astrologie mondiale, météorologique, horaire ou divinatoire relativement tôt dans l’Egypte ancienne. Les anciens égyptiens savaient prédire l’abondance et la disette, les épidémies et les maladies des troupeaux, les tremblements de terre, les inondations, l’apparition des comètes et autres. Sans oublier l’influence bonne ou mauvaise des astres sur l’avenir des hommes.

L’astrologie horoscopique, telle que nous la connaissons actuellement, voit le jour seulement 2 à 3 siècles av.JC. Citons de l’époque gréco-romaine égyptienne, le fameux zodiaque du temple d’Hathor sculpté sur le plafond de la chapelle de la seconde tombe d’Osiris (l’original est au Louvre), indique plus ou moins les conjonctions astrales du 28 décembre 47 av.JC.

Pour les Chinois, il y avait harmonie totale entre le ciel, la terre et l’homme et ce dernier devait veiller au bon déroulement de l’ordre établi, entre vie et mort, activité et repos, nuit et jour, d’où découleront les deux principes fondamentaux du Yin et du Yang. Très tôt en Chine, vers 2350 avant Jésus Christ furent mis en place des calendriers soli-lunaires dans lesquels l’année chinoise était divisée en 12 mois lunaires et depuis très longtemps il existait une astrologie basée sur le principe de 8 « trigrammes », symboles composés de lignes droites continues ou discontinues qui reflétaient les principes du Yin et du Yang, le Yang étant masculin, actif, solaire, diurne et constructeur et le Yin plutôt féminin, passif, lunaire, nocturne et parfois destructeur. Au Yin et au Yang étaient associés 5 éléments, le bois, le feu, le métal, l’eau et la terre eux-mêmes liés aux douze animaux du zodiaque le Rat (Bélier), le Bœuf (Taureau), le Tigre (Gémeaux), le Lièvre (Cancer), le Dragon (Lion), les Serpent (Vierge), le Cheval (Balance), le Mouton (Scorpion), Le Singe (Sagittaire), La Poule (Capricorne), le Chien (Verseau), le Porc (Poissons). Ces trois principes assuraient l’harmonie du cosmos et constituaient les fondements de l’Astrologie chinoise. Chaque Chinois, à sa naissance, disposait donc d’une sorte de « carte de visite astrale » composée de 8 trigrammes, 2 pour l’année, 2 pour le mois, 2 pour le jour et 2 pour la double heure à laquelle il était né, et pour les interpréter les astrologues chinois devaient tenir compte d’un grand nombre de combinaisons.

Les premières traces de l’astrologie hindoue ou védique ou JYOTISH remonteraient à plusieurs milliers d’années, dans ces écrits lointains que sont les Vedas. En fait les termes techniques de l’astrologie de l’Inde sont d’origine grecque et on ne doit pas négliger cet apport. Ce qu’il faut retenir de ces astrologies hindoues est qu’elles sont basées sur le zodiaque sidéral et non le tropical de l’Astrologie occidentale : le zodiaque sidéral est basé sur les constellations alors que le zodiaque tropical est basé sur les signes, il est indexé sur les saisons. Ces deux zodiaques sont décalés puisque tous les ans, un déplacement de 50 secondes environ sépare les signes des constellations ; c’est ce qu’on appelle la précession des équinoxes. L’autre particularité de l’astrologie hindoue, tout comme l’arabe même si cela paraît évident... est de ne pas tenir compte des planètes au-delà de Saturne : Uranus, Neptune et Pluton qui n’étaient pas visibles par les instruments de l’époque. La vocation spirituelle de l’Astrologie hindoue la différencie également de l’Astrologie occidentale, plus intellectuelle.

La civilisation Maya est apparue à la fin du IIIe millénaire av. J.-C., elle connut son apogée entre le VIe siècle et le IXe siècle de notre ère avant d’entrer en décadence et de disparaître lors de la conquête espagnole au XVIe siècle. Le calendrier Maya : Les Mayas ont calculé de façon extrêmement précise la trajectoire de plusieurs corps célestes, notamment le Soleil, la Lune et Vénus. Leurs avances en mathématiques et en astronomie les ont conduits à créer un système de calendrier divisé en un groupe de cycles superposés, différents en durée et en point de référence. Le Tzolkin ou calendrier sacré ou rituel des Mayas représente un cycle de 260 jours, donné par la combinaison de 13 nombres et 20 noms de jours. Vénus jouant un rôle important dans le panthéon Maya, on a pensé que 260 j représentaient les intervalles réels entre les apparitions de Vénus comme étoile du matin et étoile du soir. Le Haab ou calendrier civil est de 365 jours et composé de 18 mois de 20 jours + 5 jours supplémentaires à la fin de l’année (vides et néfastes). Les deux calendriers sont indépendants mais tournent simultanément comme deux engrenages en contact. Selon le calendrier Maya, 2012 est une date importante dans l’histoire humaine. Elle marque la fin de trois cycles : 26.000 ans, 5 125 ans et 13 ans. Ces trois cycles prendront fin le 21 décembre 2012. Cette date marquera l’entrée de l’humanité dans une ère nouvelle, dans une autre dimension qui nous demande une transformation personnelle si nous voulons suivre le mouvement.

L’Astrologie Helléniste est née alors que la civilisation grecque avait énormément d’influence sur toute la planète et particulièrement dans les pays orientaux, Astrologie issue à la fois des sciences astrales orientales, de la philosophie grecque et de la pensée égyptienne et qui constitue aujourd’hui encore les fondements de l’Astrologie Moderne. L’Astrologie helléniste était composée de 4 facteurs principaux : les planètes, le zodiaque, le cercle des 12 maisons et les configurations qui engendraient ces aspects, la naissance des premiers thèmes astraux individualisés datant d’ailleurs de cette époque.

Ptolémée (v90-100-v168) mathématicien, astronome, astrologue, géographe et musicien a vécu la plus grande partie de sa vie à Alexandrie (Canope : province romaine d’Egypte) fut l’un des pères de l’Astrologie moderne au travers de ses recherches et de ses ouvrages, dont le plus célèbre, l’Almageste est le seul ouvrage complet sur l’astronomie de l’antiquité qui nous soit parvenu. C’est Ptolémée qui fut l’auteur de cette phrase si sage qui représente bien toute la philosophie moderne de l’astrologie : « Les astres inclinent mais n’obligent pas ».

Les astronomes babyloniens avaient mis au point des techniques de calcul pour la prévision de phénomènes astronomiques. Surtout, ils avaient consigné soigneusement, pendant des siècles, de précieuses observations (positions des astres, éclipses…) Les astronomes grecs, tels qu’Eudoxe de Cnide et surtout Hipparque, avaient intégré ces observations et les leurs dans des modèles géométriques pour calculer les mouvements de certains corps célestes. Ptolémée propagea l’astrolabe, inventé probablement par Hipparque. L’Astrolabe est un instrument qui permettait d’obtenir une représentation plane du ciel pour une latitude et une date donnée.

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L’astrolabe

Un astrolabe peut être aussi sphérique : c’est la sphère armillaire.

L’astrologie arabe, qui a fleuri entre le 8ème et le 11ème siècle, est un héritage des Mésopotamiens et des Grecs. Par les conquêtes, l’astrologie gréco-arabe pénétra un peu partout en occident. Pour interpréter l’horoscope, les Arabes (nommant tous les peuples qui écrivaient dans cette langue) se référaient, entre autres sources, aux ouvrages de Ptolémée. L’Astrologie arabe revêtait trois formes : l’Astrologie généthliaque (relative à l’horoscope du jour de naissance), l’Astrologie horaire et l’Astrologie magique pour invoquer les Dieux planétaires et confectionner des amulettes et des talismans efficaces, en combinant influence d’une planète avec métaux et signes qui lui correspondaient.

Au Moyen âge on pensait que Dieu avait créé l’astrologie pour la mettre au service de l’homme et on admettait que l’Astrologie puisse prédire tout ce qui y avait trait, le temps qu’il ferait pour l’agriculture ou même les maladies dues à des causes naturelles mais elle ne pouvoir prévoir en aucun cas ce qui était directement dépendant du libre-arbitre de l’homme. De grands esprits de l’époque, comme Saint Thomas d’Aquin, philosophe et théologien italien (1225-1274) considéraient que prédire le destin d’un homme était une illusion démoniaque.

Mais l’Astrologie dite savante (en opposition à l’Astrologie populaire, car elle traitait des aspects planétaires de chaque individu en particulier) à cette époque trouva également des défenseurs, en la personne entre autres, de l’Anglais Roger Bacon (1214-1294), homme au point de vue très moderne, qui s’éleva contre le formalisme des dominicains (dont Saint Thomas d’Aquin faisait partie) et qui prétendit qu’aucun astrologue ne professait le fatalisme astral, que la seule chose importante était l’expérience, base même de toute philosophie et que l’Astrologie en était un des piliers.

Considérons La Renaissance. En astronomie, la première découverte importante fut celle de Nicolas de Cues (1401-1469) (Cues est son lieu de naissance en Moselle) mathématicien, philosophe et théologien allemand, considéré comme le dernier penseur du moyen-âge et le premier de la Renaissance, qui affirma que la terre n’avait ni centre ni périmètre et qu’elle se mouvait autour d’un axe. Il nomma cette théorie « La théorie de la relativité du lieu et du mouvement ». A l’époque, cette affirmation laissa de marbre le monde scientifique et intellectuel et seuls les astrologues comprirent l’importance phénoménale d’une telle découverte.

Nicolas Copernic (1473-1543) astronome polonais, fut le premier à placer le soleil au centre de l’univers, alors que pendant 14 siècles personne n’avait osé affirmer que la terre tournait sur un axe. En observant Mercure et Vénus, il arriva à la conclusion que la terre tournait à la fois sur un axe, mais également autour du soleil, théorie qui fut là encore accueillie très froidement par les scientifiques et de nouveau défendue par les astrologues. Copernic essaya de convaincre ses pairs, puis se découragea et c’est un astrologue qui fit publier son ouvrage en de nombreux exemplaires, ce qui eut pour effet de faire accepter peu à peu ces découvertes révolutionnaires et ce, malgré leur contradiction avec la Bible. Les affirmations de Copernic seront d’ailleurs jugées hérétiques par l’église en 1616.

Galilée (1564-1642), astronome italien très croyant, reprit et défendit les travaux de Copernic, et inventa des télescopes qui lui permirent de découvrir une profusion de planètes. Il se rendit à Rome pour essayer de convaincre l’église du bien-fondé de ses découvertes, et devient l’ami du jeune pape Urbain VIII. Les découvertes de Copernic étant toujours jugées comme hérétiques, le pape, jeune et progressiste, demanda à Galilée de les reprendre et de rédiger un ouvrage contradictoire et objectif sur les différents systèmes du monde. Galilée mettra plusieurs années à le rédiger, tout en continuant à pratiquer l’astronomie et l’astrologie, et en rassurant les astrologues qui craignaient que ces nouvelles découvertes n’ébranlent les fondements de l’Astrologie. Lorsque le résultat de ses recherches fut publié en 1631, le pape furieux car Galilée y défendait les travaux de Copernic, ordonnera la saisie de l’ouvrage, mais trop tard car il sera largement diffusé. Galilée, pour sauver sa vie, sera sommé d’abjurer devant l’inquisition, et sera jugé coupable, puis réhabilité bien après sa mort en 1757 lorsque les théories de Copernic seront reconnues par l’église.

A la Renaissance, les calculs astrologiques profitèrent des découvertes en algèbre et en trigonométrie pour se développer. Des tables de calculs détaillés tenant compte des heures de lever et de coucher, des mouvements de planètes, et de leur position, furent largement diffusés grâce à l’apparition de l’imprimerie. Les mentalités évoluèrent rapidement, comme c’est toujours le cas lorsque le courant de pensée qui prédomine préconise et encourage une ouverture sur le monde et le champ d’activité de l’Astrologie s’étendit dans tous les domaines, à toutes les branches du savoir et à tous les secteurs de la vie.

On vit également se développer la médecine astrologique, enseignée dans certaines universités européennes, discipline selon laquelle on ne pouvait être un bon médecin qu’en étant un bon astrologue. Peu à peu l’Astrologie atteignit son apogée, en même temps que la Renaissance, en Italie elle sera soutenue par les Papes et en France Catherine de Médicis la protégera et l’encouragea, réunissant autour d’elle des astrologues, dont un des plus célèbres restera Nostradamus. Les prophéties les plus connues sont celles de Nostradamus (Michel de Nostredame 1503-1560) astrologue et voyant français dont les prévisions furent très controversées. Il utilisait outre les grandes conjonctions, les cycles planétaires et les périodes chronologiques, ses dons de voyance et publia ses célèbres prophéties, qui firent sensation lorsque Henri II mourut alors que Nostradamus l’avait prédit.

Les beaux jours de l’Astrologie au 15 ème siècle, devaient aboutir à l’obscurantisme du 17 ème siècle. Jusqu’à la moitié du 17ème siècle, l’astrologie faisait partie des sciences. Les astrologues étaient mathématiciens, astronomes, souvent médecins. Placidus fut un mathématicien- astrologue de Padoue (Italie) et son œuvre tendait à la redécouverte des principes mathématiques de l’art astrologique. Il érigea le premier, au XVIIe siècle, des tables des maisons pour la méthode de domification qui porte son nom. Les maisons astrologiques sont une division duodénaire de la sphère céleste qui vient se superposer aux signes du zodiaque. Les 12 Maisons représentent chacune un secteur de notre vie. La domification Placidus est la plus communément utilisée encore à notre époque.

Parmi les détracteurs de l’astrologie, citons Descartes (1596-1650) qui dans son Discours de la méthode, avec une démarche fondée sur l’expérimentation pour expliquer la Nature, prétendait qu’il ne fallait prendre pour vrai et réel que ce qui était quantifiable, ce qui excluait bien évidemment les sciences occultes, cette nouvelle conception mécanique et mathématique de la Nature étant en totale contradiction avec ce que l’Astrologie pouvait avoir de déductif. Au siècle des lumières, l’Astrologie fut définitivement emportée par le rationalisme. On priva les astrologues de leurs instruments de travail et, abandonnée par ses protecteurs, l’Astrologie devint le jouet des charlatans et des marginaux. Dans l’Encyclopédie publiée par Diderot et d’Alembert, l’Astrologie était traitée de manière méprisante et Voltaire écrivait qu’aucun homme raisonnable ne pouvait la prendre au sérieux.

Mais en 1811 lorsque Goethe entreprit la rédaction des ses mémoires, il ne craignit pas de commencer son récit par le commentaire de son propre horoscope, avouant se passionner pour cette discipline et la pratiquer depuis de nombreuses années. C’est d’ailleurs en Allemagne que l’Astrologie trouvera ses premiers défenseurs ce qui lui permettra de commencer sa lente réhabilitation, les romantiques allemands souhaitant que la machinerie cosmique sorte enfin du rationalisme mécanique pour redevenir un être vivant.

Au début du XIX siècle, le mouvement romantique gagna l’Angleterre où il ne cessa de se développer, même si tous les chercheurs en Astrologie se cachaient derrière un pseudonyme ce qui est significatif de sa piètre réputation.

Ce n’est qu’en 1885 qu’Abel Haatan publia un ouvrage sérieux, Le « manuel d’Astrologie sphérique et judiciaire », suivi quelques années plus tard Des « Génies planétaires » de François-Charles Barlet, travaux repris par la suite et approfondis par d’autres astrologues, qui donnèrent le point de départ de l’Astrologie scientifique telle que nous la connaissons de nos jours.

Il ne fait plus de doute actuellement que l’outil statistique peut confirmer certains côtés de l’Astrologie tant psychologique que prévisionnelle et déboucher éventuellement sur des contrôles au niveau des neurosciences. En effet, l’astrologie répertorie de façon analytique un grand nombre de traits symboliques qu’elle associe à des positions célestes précises, mais d’autre part, du fait même de la complexité des configurations symboliques qui résultent de la combinaison de ces multiples correspondances analogiques, l’astrologue donne également dans sa pratique une grande place à l’intuition.

L’Astrologie est la science des Anciens Mages. La fête des astrologues se situe le jour de l’Epiphanie (6 janvier) puisque jour fêté de l’adoration des Rois Mages qui avaient su suivre la bonne étoile. La distinction entre astronomie, astrologie et physique ne sera clairement exprimée qu’à partir de Kepler et Newton. Des scientifiques rigoureux comme Kepler ne l’ont pas moins pratiquée officiellement à la demande des puissants… assurant ainsi quelques subsides à leurs recherches.

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Les Rois Mages

Ce qu’ils pensent de l’astrologie : KEPLER : « Vingt années d’étude pratique m’ont convaincu de la réalité de l’astrologie » NEWTON : « Toute la différence entre vous et moi, monsieur Halley, c’est que cette astrologie que vous raillez je l’ai étudiée et que je la pratique…Et vous non ». EINSTEIN : « L’astrologie est une science en soi, illuminative. J’ai beaucoup appris grâce à elle et je lui dois beaucoup…..c’est une sorte d’élixir de vie pour l’humanité » JUNG : « Si des gens….ont cru pouvoir jusqu’à ce dernier temps se moquer de l’astrologie, la considérant comme une pseudo-science, liquidée depuis longtemps, cette Astrologie remontant des profondeurs de l’âme populaire se présente de nouveau aujourd’hui aux portes de nos Universités, qu’elle a quittées depuis trois siècles. »

La lumière nous vient des planètes sans s’égarer et en très peu de temps (308 000km/s : le rayonnement de Pluton met 33min pour nous parvenir). Cette lumière qui nous parvient est un flux de particules dénuées de masse, les Photons. Prologue de l’évangile de Jean : cette lumière est identifiée à l’énergie créatrice, sous le nom de Logos (parole). Les astres, le cosmos, nous parlent, tentons de les comprendre.

A notre époque, il existe tant de manières de vous présenter un thème astrologique en fonction du type d’astrologie et de la domification qui est appliquée, que je me contenterai de vous citer celle que je pratique volontiers : l’Astro-cartographie ou Astro-localisation. Dans ce type d’astrologie, l’horoscope est remplacé par une mappemonde et les planètes sont des lignes qui parcourent le monde entier à travers leurs levers ( AS), leurs couchers (DS) et avec leurs points de culmination (MC qui représente dans l’hémisphère nord le Sud et FC le Nord) au moment de la naissance. Une planète placée à l’un de ces 4 angles s’y exprime plus nettement et directement.

Rappel cosmographique : Ce qu’on appelle la SPHERE CELESTE, c’est une sphère idéale ayant la Terre pour centre (considérée comme un simple point). L’axe de la sphère céleste et le plan de l’équateur céleste sont les prolongements des positions terrestres.

La Terre effectue une rotation journalière de 24h ou rotation axiale W/E : c’est le mouvement de la Terre sur elle-même. Elle marque la succession des jours et des nuits et est à la base de la division en Maisons et marque notre individualité par l’AS. Il y a sur la sphère céleste le cercle de l’écliptique, il y a aussi le cercle de l’équateur. Il y a le cercle des maisons dans la sphère locale (réalité terrestre), dont les deux plans principaux sont l’horizon et le méridien, horizon et méridien étant le point de départ des maisons (quel que soit le système de domification employé).

La rotation annuelle ou révolution orbitale : c’est le mouvement de la Terre autour du Soleil en 365 j 1/4, qui marque la succession des saisons, qui est la base des signes du Zodiaque et s’exprime par la place du Soleil dans le Zodiaque et des positions planétaires (mouvement apparent E/W des planètes) et qui marque le destin collectif.

L’ECLIPTIQUE est le chemin/cercle décrit par le Soleil en une année. C’est le cercle qui sert de base aux coordonnées célestes. LE ZODIAQUE est une bande circulaire (zone) partagée en son milieu par l’Ecliptique (ligne). Cette bande est large d’environ 17° (8°1/2 de part et d’autre N/S, définissant la latitude zodiacale/céleste des planètes). Lorsqu’un astre se trouve exactement sur l’Ecliptique , on dit qu’il n’a pas de LATITUDE CELESTE. Si la planète se trouve au-dessus de l’écliptique, elle possède une LATITUDE NORD, si elle se trouve en-dessous, sa LATITUDE EST SUD. Le ZODIAQUE se divise en 12 signes zodiacaux, tous égaux de 30°. Alors que les constellations portant le même nom que ces signes sont inégales selon une répartition approximative des étoiles fixes.

Il existe plusieurs manières de monter une carte du ciel. En général, les cartes du ciel sont en 2 dimensions : longitude (de 0 à 360°) et latitude (céleste : 0 à 8°5 N ou S) d’une planète par rapport au plan de l’écliptique, le chemin que semble parcourir le soleil en une année. Le Zodiaque est une bande circulaire de la sphère céleste (sphère idéale ayant la Terre pour centre) qui s’étale de part et d’autre de l’écliptique, dans laquelle gravitent les astres. La largeur de cette bande zodiacale est d’environ 17°, soit 8°1/2 de part et d’autre de l’écliptique. Le Zodiaque est incliné de 23°27 sur l’équateur céleste, de sorte que la moitié se situe en hémisphère boréal et l’autre moitié en hémisphère austral. Ce sont des coordonnées écliptiques.

COORDONNEES ECLIPTIQUES de nos habituelles cartes du Ciel en deux dimensions : ce sont les mesures d’une planète par rapport au PLAN DE L’ECLIPTIQUE. LONGITUDE : distance entre une planète (sa projection sur l’Ecliptique) et le point VERNAL OU POINT GAMMA (0° du Bélier) (mesure de 0° à 360° ou de 0° à 30° par signe). LATITUDE écliptique/céleste : « HAUTEUR » d’une planète par rapport à l’Ecliptique (0°à 5°environ +N/-S) (voir éphémérides)

L’intersection de l’Ecliptique avec l’Equateur céleste à l’Equinoxe de printemps est appelé Point Vernal et le Zodiaque des signes a été divisé en 12 parties égales à partir de ce point. Le partage du Zodiaque en 4 parties, franchissements du Soleil à l’Equateur (les équinoxes) et le moment où le Soleil est le plus éloigné de l’Equateur (les solstices) caractérise les 4 saisons. Ces 4 saisons sont en correspondances avec les 4 éléments de la Nature (Air, Feu, Terre, Eau) et les 12 signes forment une Triplicité des 4 éléments. Cette triplicité représente 3 aspects ou modes, façons dont ces énergies/éléments sont utilisées (périodes croissante/CARDINAL, d’épanouissement/FIXE, décroissante/MUTABLE). Dans un thème, selon la dominante Elément/Mode et par conséquent la dominante d’un Signe et des planètes maîtresse et habitantes, on a les grandes lignes de son interprétation.

Du fait de la révolution annuelle de notre Terre autour du Soleil, la Terre parcourt sur la voûte céleste un cercle qui fait un angle de 23°27 avec l’écliptique. La 3ème dimension est une coordonnée équatoriale. Elle concerne l’angle de déclinaison de l’écliptique par rapport à l’équateur céleste (prolongation de l’équateur terrestre). La déclinaison est la « hauteur » d’une planète par rapport au N/S de l’équateur céleste. Dans les éclipses LES PLANETES S’ALIGNENT EN LONGITUDE ET EN DECLINAISON.

RAPPEL : COORDONNEES EQUATORIALES : Mesures d’un planètes par rapport au plan de l’équateur céleste. ASCENSION DROITE (AR) : distance entre le point vernal et le cercle horaire d’une planète, mesuré le long de l’équateur (0 à 360°). Le cercle horaire est le grand cercle passant par la planète et les 2 pôles. DECLINAISON : « Hauteur » d’une planète par rapport au N/S de l’équateur céleste. L’astrologie en 3D (3 dimensions), enseignée par Astrid Fallon, tient compte de la déclinaison en plus des 2 coordonnées écliptiques (longitude + latitude)

LES DECLINAISONS SONT UNE CONSEQUENCE DE L’OBLIQUITE DE LA TERRE par rapport à l’Ecliptique, de l’INCLINAISON DU PÔLE SUR SON ORBITE, ET SONT RESPONSABLES DU CYCLE DES 4 SAISONS. LES DECLINAISONS PROJETEES SUR L’ECLIPTIQUE VONT DE 23°27 S (0° CAP) à 23°27 N (0° CAN), en passant par la déclinaison 0° N/S des équinoxes (0°N BEL et 0°S BAL). On appelle planètes Hors-Limites les planètes dont la déclinaison est au-delà de 23°27 S ou N.

Ce texte a été présenté sous forme d’un diaporama avec de nombreuses images et graphiques explicites lors de notre dernière réunion à l’Espace Associations Garibaldi ce lundi 8 novembre. Prochaine rencontre le lundi 6 décembre sur le thème : Le zodiaque de Denderah.