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Rosalinde Rancher Créativité 2000

Doit-on situer le bénéfice de la créativité entre le besoin individuel de reconnaissance et la notoriété médiatique effective ?

Publié le lundi 19 septembre 2011

Réunion mensuelle du mois de septembre des "Rosalindes" autour de la question suivante : "Doit-on situer le bénéfice de la créativité entre le besoin individuel de reconnaissance et la notoriété médiatique effective ?"

Aujourd’hui, la télévision constitue un support privilégié pour estimer la notoriété médiatique des personnalités qui, grâce à elle, nous deviennent familières. Parmi toutes ces personnes, il y a des créateurs adulés. Ils servent de modèles à bien des envieux qui voudraient leur emboîter le pas. Est-ce la richesse potentielle associée à ces célébrités ou, plus profondément, la sensation d’être reconnu qui attirent les apprentis créateurs ? A priori on pourrait dire, peut-être, les deux, puisque la richesse apporte une reconnaissance et la reconnaissance peut favoriser l’accumulation de richesses. Mais est-ce aussi simple ? Et n’y a-t-il rien d’autre ?

Pour répondre à ces interrogations, nous utiliserons deux fils rouges : d’un part, l’étude des contes merveilleux de Vladimir Propp (qui a quelque chose à nous apprendre au niveau des fantasmes de la reconnaissance) et la psychanalyse lacanienne sous le regard de Claudine Germeau qui relie, à sa façon, inventivité, créativité et reconnaissance.

Dans la création, on perçoit du désir. Celui-ci est initialement exprimé par le mandataire dans le conte merveilleux tandis que, dans sa profession, le psychanalyste, l’articule autour de la demande de son analysant. Ainsi, pour Lacan, en s’élaborant, le sujet perd une partie de lui-même liée aux pulsions qu’il appelle "objet a". D’un autre coté, il faut remarquer que, dans la lecture narratologique de Vladimir Propp, apparaissent trois étapes qui jouent un rôle dans la créativité : la transgression de l’interdit, la rencontre du médiateur et la reconnaissance.

Progressivement, par une lecture attentive, nous sommes alors amenés à découvrir, qu’avec des langages différents, le narratologue et le psychanalyste sont véritablement confrontés à une situation de quête semblable. Qu’est-ce que tout cela nous apprend sur la créativité elle-même ?

A l’évidence, le créateur, dans sa démarche, est comparable au héros du conte et au client du psychanalyste. Cependant, lui, il est de plein pied dans le concret en repoussant le récit symbolique au sein même de la matière spécifique qu’il va travailler. Par là, il devient personnellement l’auxiliaire du conte de Propp et il court-circuite le psychanalyste pour trouver, sans son aide, son chemin de Damas, en lui substituant la création comme transfert de l’objet a :

N’est-ce pas là le vrai bénéfice de la créativité ? En effet, Lacan n’a-t-il pas dit : " Le sujet commence l’analyse en parlant de lui sans vous parler à vous, ou en parlant à vous sans parler de lui. Quand il pourra vous parler de lui, l’analyse sera terminée. "

Quelques liens à ne pas négliger :

Pour une présentation des travaux de Vladimir Propp :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vladim...

Pour une présentation du transfert, du manque, de l’objet a et de la créativité,

Il est utile de consulter "L‘invention de Lacan" présentée par Claudine GERMEAU :

http://www.fcl-b.be/spip.php?article133

Pour une présentation de la "Morphologie du conte" :

http://expositions.bnf.fr/contes/cl...

Pour une réflexion autour de la créativité :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%...

Pour le bulletin Lou Rosalain :

http://www.creativite2000.com/rosal...

Pour toutes les rencontres des Rosalindes : http://associations.nice.fr/spip.ph...

Les meilleurs échanges de cette réunion feront l’objet d’un reportage dans le numéro 4 du bulletin trimestriel de l’association :

"Lou Rosalain"

La réunion se tiendra à Nice au domicile de Bernadette Mistral le

samedi 24 septembre 2011 à 15 heures.

Pour tout renseignement sur cette rencontre téléphoner au :

04 83 50 51 91.

ou envoyer un message à

robertbaiedenice@yahoo.fr