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Banque Alimentaire des Alpes-Maritimes

Accroissement de la Précarité dans les Alpes Maritimes

Publié le mercredi 2 mars 2011

Synthèse du Baromètre Social du DROS qui montre une dégradation de la situation sociale dans les Alpes Maritimes.

Le Baromètre Social publié récemment par le DROS (Dispositif Régional d’Observation Sociale) montre, ce qui ne nous surprendra pas, une dégradation de la situation sociale dans la Région PACA en général et dans les Alpes Maritimes en particulier.

Fin 2009, 753 000 personnes, soit 19,1% de la population PACA, vivaient avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté (942 € par mois). Cette population à bas revenu a augmenté de 7,6% en 1 an, et son revenu médian n’est que de 660 €.
La région PACA est ainsi la troisième plus pauvre de France après le Nord Pas de Calais et le Languedoc Roussillon ; podium dont nous nous serions bien passés.
Si, comme l’on pouvait s’y attendre, le 06 n’est pas le département le plus malheureux de la région, il y a tout de même 16,4% de la population (180 000 personnes !) qui vit avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté, dont la moitié avec moins de 674 € mensuels.

Les personnes âgées de plus de 50 ans représentent 28% de cette population à bas revenu dans les Alpes Maritimes (25% pour l’ensemble de la région).

Plus grave, 24% d’enfants de moins de 20 ans du département vivent dans des foyers à bas revenus (28% au niveau de la région).

Les travailleurs n’échappent pas à cette misère puisque 6% des actifs des Alpes Maritimes ayant un emploi vivent en dessous de ce seuil de pauvreté (7% pour l’ensemble de la région) ; près de la moitié d’entre eux (44%) étant des familles monoparentales.

Cette étude montre aussi une forte augmentation du taux de chômage qui est passé en un an de 7% à 9% de la population dans les Alpes Maritimes (de 9,2% à 11% dans la région PACA).
Ceci fait de notre région la quatrième plus touchée de France par le chômage après le Nord Pas de Calais, le Languedoc Roussillon et la Picardie.

Au niveau même du département, la misère n’est pas homogène puisque la population vivant en dessous du seuil de pauvreté varie de 11,7% sur la région de Menton à 15% sur le secteur Antibes – Cannes pour atteindre 17,8% à Nice.

Si cette étude ne fait que confirmer ce que les associations vivent au quotidien par leur contact avec les personnes en difficulté, elle a le mérite de quantifier l’ampleur du phénomène.

Ces chiffres qui ont de quoi faire peur ne doivent pas nous démobiliser ; ils sont au contraire une source de motivation supplémentaire pour tous les bénévoles et salariés de la Banque Alimentaire et des Associations partenaires qui doivent poursuivre leurs efforts pour venir en aide à toutes ces personnes en difficulté.

Face à l’adversité, c’est Ensemble que nous aiderons ces femmes, ces hommes, jeunes et vieux, et ces enfants à se restaurer.