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Cinéma Sans Frontières

13ème FESTIVAL CSF : MERCREDI 11 FÉVRIER 2015 - CURE

Publié le lundi 9 février 2015

20h30 Cinéma Mercury - 16 place Garibaldi - Nice

Kiyoshi Kurosawa

Japon - 1997 - 1h51 - vostf

13ème Festival annuel autour du thème : Le cinéma sens dessus dessous, quand le 7ème art joue avec ses codes !

Interdit aux moins de 12 ans

Un officier de police, Takabe, enquête sur une série de meurtres dont les victimes sont retrouvées avec une croix gravée dans le cou. Un jour, un jeune vagabond est arrêté près de l’endroit ou a été retrouvé le dernier corps. Il est vite identifié comme un ancien étudiant en psychologie, devenu fou et ayant d’inquiétants pouvoirs hypnotiques, lui permettant de pousser des gens à commettre des actes criminels...

Sorti en novembre 1999 en France et en juillet 2001 aux Etats-Unis, Cure est le 15e long métrage de son réalisateur et le film qui permet enfin à Kiyoshi Kurosawa de se faire un prénom et d’être découvert en Occident. Interrogé sur ses sources d’inspiration lors de la présentation de Cure à Hollywood, Kiyoshi Kurosawa, également scénariste du film, avoue avoir été influencé par les journaux télévisés japonais et les reportages sur des meurtres dans lesquels les voisins du tueur avouaient classiquement ne se douter de rien. De là l’idée de la folie cachée sous le couvert de la normalité.

Pour Kiyoshi Kurosawa, "c’est ironiquement quand les personnes vivent une terreur intérieure que leur vie semble la plus intense. Mon approche fondamentale est de monter cette terreur personnelle que quelqu’un peut rencontrer accidentellement et l’intensité de la vie qui accompagne inévitablement cette rencontre"

"Nous pressentons que le genre dans Cure est subordonné au sujet traité, en l’occurrence la déliquescence de la société japonaise, mais que d’un autre côté celui-ci permet au cinéaste de prendre du recul avec la réalité pour mieux la déconstruire. Kurosawa établit une fusion subtile entre le film noir et le film fantastique qui nous fait glisser du constat social à sa vision du Japon, laquelle entretient un lien étroit avec le film dit d’anticipation...Le constat de Kurosawa est pessimiste puisque personne ne semble pouvoir échapper à la gangrène qui ronge la société japonaise. A ce titre, le cinéaste soutient la thèse que son pays est perdu et qu’il ne peut espérer trouver le salut que dans sa destruction, c’est à dire dans une renaissance qui se ferait sur les cendres du Japon actuel. Cette idée sera reprise et développée dans Kairo, un film fantastique qui se termine dans le chaos annoncé dans Cure, la fin d’un monde dominé par les hautes technologies, le travail et l’absence de communication entre les êtres." (Frédéric Astruc, Cadrage, décembre 2005)

Comme à son habitude, Kiyoshi Kurosawa a travaillé de façon très rapide : un mois pour écrire le script, deux à quatre semaines de tournage de son propre aveu. Le cinéaste a d’ailleurs la réputation d’être très prolifique, avec en moyenne trois à quatre films par an. Réalisé deux ans après Cure, le thriller Charisma est souvent considéré comme une semi-séquelle de Cure, notamment par la présence aux deux génériques de l’acteur Koji Yakusho. Même s’il accepte le rapprochement, Kiyoshi Kurosawa avoue qu’il avait écrit l’intrigue de Charisma plus de dix ans avant de signer Cure. Deuxième tête d’affiche de Cure, l’acteur Tsuyoshi Ujiki est également un chanteur connu au Japon. Présenté aux festivals de Toronto et Rotterdam, Cure a été récompensé lors de la cérémonie des Oscars japonais en 1998 à travers son acteur Masato Hagiwara, sacré second rôle masculin. Son collègue Koji Yakusho avait déjà été sacré meilleur acteur lors du Festival International de Tokyo 1997 quelques mois plus tôt. Comme bon nombre de récents thrillers japonais, Cure fait l’objet d’un remake américain, développé par la société United Artists.


Présentation du film et animation du débat avec le public : Martin de Kerimel/Maxime Boyer-Degoul

Merci de continuer à arriver suffisamment à l’avance pour être dans votre fauteuil à 20h30 précises.

N’oubliez pas la règle d’or de CSF aux débats :
La parole est à vous !

Entrée : 7,50 € (non adhérents), 5 € (adhérents CSF et toute personne bénéficiant d’une réduction au Mercury).

Adhésion : 20 €. Donne droit au tarif réduit à toutes les manifestations de CSF, ainsi qu’à toutes les séances du Mercury (hors CSF) et à l’accès (gratuit) au CinémAtelier.
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